11 novembre 1918: la réaction de G. S. Patton

Le 11 novembre 1918, Patton note dans ses carnets : « La paix a été signée et Langres est très excitée. Beaucoup de drapeaux. Je me débarrasse de mon pansement. J’ai écrit un poème sur la paix. » Alors que ses poèmes rédigés avant l’armistice, plus optimistes, étaient pour lui une façon de se rappeler qu’il ne fallait pas céder à la peur, ce poème sur la paix est une ode au soldat qui ne reflète ni joie ni soulagement à l’annonce de la fin des hostilités. Il fustige les pacifistes. Comme beaucoup, il pense qu’il n’y aura plus de guerre : ce sera la « der des ders », au moins pour sa génération. L’heure est au pacifisme… Triste perspective quand on connaît son tempérament.

Que l’armistice du plus grand conflit qui a endeuillé la planète soit signé le jour même de son anniversaire a valeur de signe du destin pour Patton. La Grande Guerre a été son heure de gloire : il a mis sur pied la première unité de tanks opérationnelle de l’armée américaine et il l’a conduite au combat où elle s’est révélée efficiente. Il a aussi atteint le grade de colonel. Mais la frustration a été paradoxalement tout aussi grande : il n’a passé au combat que cinq jours…

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