Dead Man’s Corner Museum: D-Day Experience

Dead Man’s Corner Museum:

D-Day Experience

 

Un musée ultra-moderne ouvert aux nouvelles technologies

Voir le site du musée: https://dday-experience.com/decouvrir-d-day-experience/d-day-experience/

Le second bâtiment du musée (qui  se bornait à l’origine à la seule maison du « Dead Man’s Corner ») abrite une impressionnante collection dédiée aux paras américains, ainsi qu’une animation remarquable à bord d’un C-47, véritable expérience 4D pour les visiteurs: il ne manque que les tenues de saut!

Une extension est prévue en 2019 avec l’aménagement de l’étage (500m²) ,ainsi que la création d’une salle de cinéma Imax 3D d’une capacité de 160 places dans laquelle sera projeté un documentaire sur le débarquement d’une durée de 43mn.

 

Ci-dessous: comme de véritables paras de la 101st le soir du 5 juin, les visiteurs sont invités à suivre un briefing grâce à une animation virtuelle (un officier réalisé en 3D est projeté dans un décor de salle de briefing grandeur nature)

Ci-dessous: les visiteurs prennent ensuite place à bord d’un C-47 Skytrain (utilisé pour le tournage de « Band of Brothers »). Monté sur vérins, et grâce aux écrans des hublots qui donnent l’illusion d’être en vol, les visiteurs vivent le décollage depuis l’Angleterre, la traversée de la Manche puis l’arrivée au-dessus de la Normandie. Une grande réussite!

 

Ci-dessous: le musée présente également des vidéos du plus haut intérêt, livrant les témoignages vivant et sans concession de vétérans, de véritables héros envers lesquels notre dette est immense et dont l’oeuvre des propriétaires du Dead Man’s Corner participe au souvenir…

 

Je vous invite vivement à lire cette page du site de Michel de Trez, co-gérant du musée, qui vous explique la genèse du musée et son extension

https://d-day-publishing.com/auteur/?lang=fr

 

 

Dead Man’s Corner: une incroyable collection

Dead Man’s Corner:

une incroyable collection

Le musée d’Emmanuel Allain et de Michel De Trez est un de mes préférés depuis des années…

Dans la lignée des musées de qualité qui existent dans les Ardennes depuis des décennies, les musées consacrés à la bataille de Normandie ont gagné dans le réalisme et la qualité des scènes représentées.

Le Dead Man’s Corner est un musée qui se caractérise par une collection époustouflante d’uniformes et de matériels des forces aéroportées américaines et allemandes pendant la bataille de Normandie.

 

La pièce qui m’impressionne le plus: un blouson appartenant à Eisenhower lui-même, porté pendant la Seconde Guerre mondiale

 

LES FALLSCHIRMJÄGER

 

Plusieurs pièces de la maison ont été restituées telles qu’elles étaient pendant la bataille, lorsque des paras du FJR 6 s’y trouvaient, de même que le tank léger M5, identique à l’engin détruit exactement au même endroit en 1944. Les passionnés apprécieront la qualité des pièces présentées…

                                     

Casque camouflé et grillagé et porte-voix…

Le masque d’un servant de lance-flamme, équipé de l’arme dans son état d’origine

La qualité et la quantité de casques de Fallschirmjäger et d’équipements individuels spécifiques aux parachutistes confèrent un caractère exceptionnel à ce musée. Et pourtant, la suite de la visite recèle bien des trésors…

 

 

LES PARATROOPERS

La collection « américaine » est tout aussi -sinon plus- impressionnante. On appréciera également la mise en situation de nombreux mannequins, qui n’ont pas l’allure figée des présentations des musées « à l’ancienne ».

Ci-dessus: ce para évoque une photographie d’époque très connue, visible à l’arrière-plan.

Ci-dessus: un clin d’oeil à James »Jack » E McNiece, un para d’origine indienne vite imité par ses camarades, qui se rase ses cheveux « à l’iroquois » et improvise une peinture de guerre avec celle, non sèche, des « bandes d’invasion » des appareils destinés à l’opération « Neptune ».

 

     

Ci-dessus: la jeep embarquée dans ce Waco évoque le drame survenu au général Pratt, commandant adjoint de la 101st US Airborne, mort à bord de son planeur « Fighting Falcon »

Ci-dessous: de nombreuses pièces exceptionnelles ayant appartenues aux officiers les plus célèbres. Ici le calot du général Maxwell Taylor, le commandant de la 101st.

 

 

Ci-dessous: quelques images de la collection

    

Ci-dessous: le « coin » du personnel navigant 

Ci-dessus: les fameux criquets du Débarquement immortalisés par « Le Jour le Plus Long »

Ci-dessous: la collection de casque d’aéroportés américains est tout aussi impressionnante que celle des Allemands

   

 

Ci-dessous: le service médical, essentiel dans l’US Army, n’est pas oublié.

 

 

LE « CLOU » DE LA COLLECTION: BAND OF BROTHERS

Cette collection, déjà impressionnante, comprend les uniformes de la Easy Company du 506th PIR de la 101st, immortalisée dans la série à succès « Band of Brothers » (« Frères d’Armes » en français).

Ci-dessous, parmi tous les autres uniformes, ceux de Dick Winters, ainsi qu’un mannequin portant les traits de Forrest Guth: un aperçu infime de ce que recèle la collection du musée à propos de la Easy Company…

   

En bref, un musée remarquable et incontournable et, surtout, l’oeuvre de spécialistes des paras américains, soucieux du détail et de la perfection.

Normandy Victory Museum (3): Modernisme et Nouvelles Technologies

Normandy Victory Museum (3):

Modernisme et Nouvelles Technologies

 

Le Normandy Victory Museum est un musée est dynamique et moderne: le visiteur suit un parcours très clair, didactique, avec des films très explicatifs (sur le thème de la guerre des haies) qui complètent avec bonheur des dioramas très réussis.

J’ai évoqué dans un article précédent les effets sonores visant à rendre plus « vivante » la visite d’un musée consacré à la guerre des haies.

La muséographie se veut en effet résolument moderne et ludique, comme l’illustrent les lignes et les photographies qui suivent…


Une réplique de P-47 « Thunderbolt » sur le terrain de manoeuvre sur lequel les visiteurs peuvent monter sur un transport de troupes d’après-guerre chenillé : une expérience ludique originale

 

  

Au fil du musée, des répliques d’armes (Sten, MP 40, USM1, MP 44, MG 42) sont laissés à la libre manipulation des visiteurs, qui peuvent également coiffer des casques: une initiative également aussi originale qui vise le public le plus jeune.

 

Les propriétaires du musée ont également prévu de permettre aux visiteurs de s’offrir une photo-souvenir à bord d’une véritable jeep!

 

SIMULATEURS

Ci-dessous: 2 des 4 simulateurs sont à disposition des visiteurs (le plus réussi et réaliste n’est pas visible sur ces clichés)

REALITE VIRTUELLE

De même, le musée offre deux systèmes de jeux (ambiance 1944…) avec casque de réalité virtuelle pour un parachutage sur la Normandie ou un combat pour Carentan… Détente et amusement garantis…

   

 

NOUVEAUTE POUR LE 74e ANNIVERSAIRE DU D-DAY

Le musée a mis en place un véritable parcours du combattant, qui sera inauguré le 4 juin 2018 par les acteurs de la série TV « Band of Brothers », sans aucun doute la production la plus réussie et la plus réaliste consacrée à la Seconde Guerre mondiale.

 

 

PROJET POUR LE 75e ANNIVERSAIRE DU D-DAY

Une heureuse initiative pour 2019, toujours dans l’esprit à la fois didactique et ludique qui caractérise le Normandy Victory Museum : reconstituer un système de fortifications du Mur de l’Atlantique avec son panel d’obstacles de plages.

 

 

Normandy Victory Museum (2): Collections Militaires

Normandy Victory Museum (2): Collections Militaires

Ce GI n’est qu’un aperçu d’une collection impressionnante

Le Normandy Victory Museum c’est aussi un superbe collection. De nombreux mannequins, loin d’être figés dans des vitrines comme jadis, sont mis en valeur dans des dioramas, agréablement pourvus qui de façades de maisons, qui de végétation… En 1987, j’avais découvert pour la 1ère fois le musée de Diekirch au Luxembourg, et celui de Bastogne en Belgique: avec leurs scénettes et leurs mannequins réalistes, les musées des Ardennes (dont désormais ceux de La Roche-en-Ardenne, La Gleize, etc) étaient très en avance sur ceux de Normandie. Nos musées ont enfin rattrapé ce retard, notamment l’Overlord Museum (Omaha), le Dead Man’s Corner (Saint-Côme-du-Mont),  mais aussi bien d’autres (cf les bunkers remarquablement remis à neuf à Ouistreham, Saint-Marcouf et Merville).

Le dernier-né des musées, le Normandy Victory Museum, est remarquable à cet égard: il s’agit tout simplement d’un des musées le plus beaux et le plus réussis de l’espace historique de la bataille de Normandie. Les réserves sont remplies de merveilles, telles que pas moins de deux barges de débarquement en cours de restauration!

Ci-dessous: une fois n’est pas coutume, le premier diorama est consacré à la campagne de 1940, la normandie étant alors envahie par la 7. Panzer-Division d’un certain Erwin Rommel… L’occasion de présenter enfin au public des tenues  de nos soldats de 1940, dont une de tirailleur sénégalais.

 


Vient le temps de l’Occupation: un diorama évoque la Résistance (ci-dessous)

Ci-dessous. L’Atlantikwall et le Jour J sont représentés par deux dioramas, dont une reconstitution du débarquement dans secteur d’Utah Beach

Ci-dessous. Les forces aériennes alliées ont été décisives dans la victoire: elles sont commémorées par de superbes mannequins

Ci-dessous. Bruitages de tirs de mitrailleuse et d’explosions, fumées, reconstitution d’un chemin creux: le visiteur est plongé dans l’ambiance de la guerre des haies…

 

  

Ci-dessous. Le musée possède aussi du matériel lourd:USM8, Halftrack US M3. Les mannequins américains comme allemands sont remarquables par la richesse de leurs variétés et la présentation de pièces extrêmement rares.

  

 

Ci-dessous. L’armée allemande en Normandie est largement hippomobile: les visiteurs ont la chance de découvrir un chariot allemand ainsi que plusieurs véhicules motorisés agrémentés de mannequins remarquablement habillés, illustrant la variété des effets des forces allemandes: tenues Feldgrau diverses, uniformes en treillis, effets camouflés.

   

 

 

Le bazooka: une arme redoutable et terriblement efficace dans les combats à courte portée caractéristiques de la guerre dans le bocage

 

Quelques vues général du musée:

Les vitrines recèlent des trésors. Je suis, comme toujours, particulièrement attirés par les coiffures:

Le coin des Fallschirmjäger, incontournables pour un musée qui traite de la guerre des haies

 

 

Ci-dessous: le Normandy Victory Museum n’oublie pas les ultimes étapes de la Libération, ce qui inclut certes quelques moments de détente pour les libérateurs, mais aussi le déminage ou encore la gestion des prisonniers de guerre.

 

 

     

Normandy Victory Museum: Femmes et Vie Quotidienne

LE NORMANDY VICTORY MUSEUM DE CATZ:

UN INCONTOURNABLE!!!

Le Normandy Victory Museum n’ a pas un an mais c’est déjà un des musées les plus réussis consacrés à la bataille de Normandie. Ces derniers sont pléthoriques et le meilleur côtoie le pire: ici, à Catz, près de Carentan, les propriétaires peuvent être très fiers de leur réussite.

Consacré à la bataille du bocage -« l’enfer des haies-« , ce musée nous offre d’autres surprises, qui font qu’il a le mérite de sortir des sentiers battus en proposant des thématiques propres à intéresser davantage la gent féminine aux musées de guerre.

 

La vie quotidienne des civils sous l’Occupation est évoquée à travers plusieurs vitrines, des mannequins et la reconstitution réaliste d’un intérieur normand:

  

      

20 000 Normands ont péri sous les bombes, et de nombreux autres ont été blessés, une dure réalité qui est rappelée dans un des dioramas du musée:

Les prisonniers de guerre détenus dans les Oflags et les Stalags ne sont pas oubliés:

La Résistance est évoquée dans un diorama et dans plusieurs vitrines:

  

 

Le quotidien des soldats, à commencer par leurs rations:

Les jouets et les jeux de la Libération : robe en soie de parachute, chamboule-tout avec l’effigie de Hitler, jeux de stratégie…

Le musée présente aussi de nombreux objets de guerre de récupération, détournés de leur usage initial après les combats, notamment dans les campagnes :

Enfin, l’étape ultime du Normandy Victory Museum est consacré aux femmes dans la guerre: pilotes, auxiliaires féminines, résistantes, épouses demeurées au foyer… Des mannequins peu courants dans nos musées, ainsi que des photographies qui rendent hommage aux femmes au cours de la guerre.

        

 

Le visiteur désireux de rapporter une boisson ou des friandises typiquement normandes est invité à se prendre à l’épicerie qui jouxte le Normandy Victory Museum: la décoration de cette boutique en fait un véritable musée à elle seule!

Quelques mètres plus loin, une brasserie qui s veut dans l’esprit « années 50 », juste après la Libération…

Airborne Museum de Sainte-Mère-Eglise: Expo Temporaire et Festivités 74e Anniversaire du Débarquement

Airborne Museum de Sainte-Mère-Eglise:

Expo Temporaire et Festivités 74e Anniversaire du Débarquement

 

C’est dans le Hall Ronald Reagan, où est également projeté un film sur les opérations aéroportées du 6 juin 1944, que se situe l’espace consacré aux expositions temporaires.


Cette année, l’exposition est consacrée aux « Agents de l’Ombre », donc à la Résistance.A travers différentes scènes, l’exposition met en lumière ces hommes et ces femmes, militaires ou civils, formés à devenir des agents secrets. Les visiteurs sauront quel est le rôle d’une équipe Jedburgh, ce que font les agents du SOE (services secrets britanniques) en liaison avec la Résistance, ou bien encore comment fonctionnent une radio clandestine ainsi que les containers et le matériel de sabotage. Ils seront le temps de la visite, eux aussi des agents secrets grâce aux nombreux objets, documents et photos –pour la plupart jamais exposés- qui permettent de plonger au cœur des actions clandestines de ces guerres secrètes.

 

74ème anniversaire du Débarquement

 

Comme chaque année, l’Airborne Museum s’associe aux commémorations du Débarquement, notamment avec l’installation du camp « Geronimo », un incontournable.

  

Camp de reconstitution «Geronimo» de 2017

Du samedi 2 au mercredi 6 juin : Camp de reconstitution «Geronimo» mettant en scène les troupes aéroportées américaines en Normandie, avec la participation d’Overlord 76, des Aigles Bagarreurs, de V for Victory et de MVCG Bretagne.

Du samedi 2 au lundi 4 juin : Exposition de véhicules militaires Place Chenevière, à côté du village interarmées, en face du musée Samedi 2 juin : démonstration stick paras – Place Chenevière Nocturne du camp Geronimo : ouverture jusqu’à minuit.

 

Le défilé en 2017

Dimanche 3 juin (18h00) au retour des parachutistes de la Fière : défilé de véhicules d’époque (23h00) : démonstration de stick pathfinder place de l’Église

Airborne Museum de Sainte-Mère-Eglise: La Collection

Airborne Museum de Sainte-Mère-Eglise: La Collection

 

Un Sherman M4A4, d’un modèle conforme à la bataille de Normandie, a remplacé en 2017 le Sherman M4A3E8, donc d’un modèle trop tardif, qui trônait devant son entrée depuis les premiers temps du musée: la muséographie de l’Airborne Museum n’a cessé d’évoluer avec les années.

 

LE BÂTIMENT DU WACO

A l’origine, le musée des parachutistes de Sainte-Mère-Eglise se résumait à ce bâtiment, qui affecte la forme d’une corolle de parachute. Son point focal est le planeur Waco qui s’y trouve, mais les vitrines recèlent de nombreuses pièces intéressantes. Cette partie du musée, qui commençait à vieillir il y a encore quelques années, est désormais bien mise en valeur.

    Un jeep: apparemment banal, mais celle-ci, aux couleurs de la 82nd Airborne, est superbement équipée avec trois mannequins et une pléthore de matériels.

 

LE BÂTIMENT DU C-47

La première extension du musée possède des collections d’uniformes époustouflantes, montées sur des mannequins réalistes. Les quelques images qui suivent n’offrent qu’un petit aperçu (il faut découvrir le matériel, parfois lourd, les parachutes colorés selon le contenu des containers, les mannequins de pilotes, d’auxiliaires féminise mais aussi de soldats allemands).

Ci-dessous, deux raretés parmi tant d’autres: une tenue complète de para US de l’opération « Husky » (débarquement en Sicile, 10 juillet 1943) et une autre de l’opération « Avalanche » (débarquement à Salerne, 9 septembre 1943). 

 

 

Ci-dessous: autour du C-47, une reconstitution de la fameuse scène de la visite d’Eisenhower à des Gis du 502nd PIR de la 101st US Airborne sur l’aérodrome de Greenham Common, le 5 juin 1944.

                    

 

Ci-dessous: un des fameux leurres largués dans la nuit du 5 au 6 juin pour tromper les forces allemandes.

 

 

LE BÂTIMENT « NEPTUNE »

Le troisième bâtiment du musée, dit « Neptune », fait la part belle à l’immersion du visiteur dans l’ambiance du D-Day grâce à des effets sonores, des dioramas et, désormais, l’HistoPad.

Le visiteur traverse un C-47 avec tous ses parachutistes doté de l’intégralité de leur équipement; une autre scène narre le fameux parachutage au centre de la petite ville de Sainte-Mère-Eglise.

Ci-dessous: dans tous les bâtiments, les visiteurs découvrent des pièces originales exceptionnelles ayant appartenu aux plus célèbres gradés des troupes aéroportées américaines. A gauche: un mannequin avec les traits et l’uniforme du Général Ridgway; à droite, le général Gavin, qui sera son successeur à la 82nd Airborne.

Ci-dessous: le remarquable diorama consacré à un fait d’armes passé à la postérité: les combats pour le pont de la Fière. Une nouvelle pièce de collection, un superbe et rare canon antichar de 57 mm (non photographié ici) a intégré le décor.

Ci-dessous: à côté de l’évocation d’un hôpital de campagne (avec une superbe ambulance détaillée avec l’HistoPad), une belle scénette avec des Fallschirmjäger.       

Airborne Museum, Sainte-Mère-Eglise: HistoPad Nouvelles Technologies

 Airborne Museum à Sainte-Mère-Eglise:

HistoPad et Nouvelles Technologies

On ne présente plus le fameux Airborne Museum, situé dans la célèbre petite ville nomade de Sainte-Mère-Eglise et consacré aux forces aéroportées américaines pendant la Seconde Guerre mondiale, et plus particulièrement aux opérations du D-Day du 6 juin 1944.

 

La grande nouveauté cette année est l’HISTOPAD que j’ai testé la semaine dernière et qui sera proposé aux visiteurs à partir du 15 MAI 2018.

 

Grâce aux nouvelles technologies du numérique, notamment de la 3D et de la Réalité Augmentée, ce nouveau support de visite, intuitif, interactif, pédagogique et ludique, permettra au grand public de vivre sur les lieux mêmes cet évènement historique.

Les salles en visite augmentée: • Le bâtiment Planeur WACO pour entrer dans le cockpit du planeur, connaitre la signification des différentes couleurs de voilure de parachute ou comprendre comment fonctionne la radio clandestine. • L’entrée du bâtiment C-47 pour découvrir comment est balisé une zone de saut par les Pathfinders (éclaireurs) • La sortie du bâtiment C-47 pour entrer dans l’avion « Argonia » ou encore fouiller l’intérieur d’un bureau de campagne • L’entrée du bâtiment Opération Neptune pour équiper un para et se rendre compte de la lourde charge de cet équipement • La scène de la Fière dans le bâtiment Opération Neptune pour connaître l’issue de la Bataille en interrogeant les collections

Une véritable jeep, mais aussi le même engin en 3D

avec toutes les explications sur votre Histopad!

 

Peu encombrant, l’HistoPad est un atout certain pour la visite, particulièrement pour le plus jeunes! D’autant que la visite s’accompagne d’une chasse aux reliques de guerre, ludique et interactive. Destinée aux plus jeunes, cette quête réjouira aussi les plus grands. Dans chaque lieu reconstitué est caché un objet symbolique de la Bataille de Normandie. Les visiteurs seront récompensés par des médailles décernées aux chasseurs les plus assidus.

Dans le planeur Waco: tous les détails du cockpit ainsi que la reconstitution virtuelle 360° d’un site d’atterrissage de planeurs, le visiteur pouvant découvrir l’évolution des lieux entre 1944 et 2018 en manipulant son HistoPad. Le même procédé se répète plusieurs fois dans le musée, notamment devant l’ambulance de l’US Army en fin de parcours.

A partir du 15 mai 2018, Airborne Museum et la société Histovery invitent tous les visiteurs du musée à une immersion spectaculaire dans Sainte-Mère-Eglise en juin 1944 ! L’HistoPad vous plongera dans l’histoire de Sainte-Mère-Eglise sous l’Occupation et pendant l’été 44 : découvrez la vie des civils sous l’Occupation, sautez avec les paras américains, prenez part aux combats pour défendre la ville, rencontrez des acteurs clés de la bataille, manipulez les armes et matériels des deux camps, et revivez l’émotion de cet événement historique ! Un guide de visite interactif pour vivre, voir et comprendre les moments-clés du Jour-J Au travers de reconstitutions 3D de très grande qualité, le visiteur pourra s’immerger dans les heures décisives de la bataille. Tout au long de son parcours de visite, il pourra manipuler virtuellement une sélection d’objets exposés dans le musée pour en découvrir la fonction et en comprendre le fonctionnement. Des expériences interactives variées permettront, de plus, de découvrir le rôle clé des troupes aéroportées dans le succès du Débarquement Allié : prendre part au briefing des paras des 82e et 101e Airborne la veille du 6 juin 1944, découvrir le rôle des « Pathfinders » (éclaireurs) pour baliser les zones de saut, s’équiper comme un para avant d’embarquer pour le saut, etc.

 

Vous êtes devant un canon d’un affût Flakvierling 38? L’Histopad vous donne des précisions sur le canon de DCA ainsi qu’une image 3d de la pièce.

Un mannequin de pathfinders (les fameux éclaireurs) retient votre attention ainsi que son matériel spécifique? Votre HistoPad vous explique de façon claire et didactique le rôle et la manière de procéder de ces hommes qui furent l’avant-garde des parachutistes.

Avec l’HistoPad, on découvre également l’équipement complet d’un para, chaque pièce de la vitrine se retrouvant sur la tablette où le visiteur peut habiller un mannequin virtuel tout en visualisant le pics accumulé d’équipement, la manière de le fixer ainsi que des informations sur ce matériel.

Les soldats allemands ne sont pas oubliés…

 

            

Le « clou » de l’HistoPad à mes yeux: après être sorti de la carlingue d’un C-47 Skytrain avec ses parachutistes dûment équipé (et avec un bruitage « d’ambiance »), le visiteur se trouve sur une passerelle, au-dessus d’une maquette du secteur de Sainte-Mère-Eglise. On découvre alors une image reconstituée de la ville (cf photo de droite) sur laquelle sont indiqués les noms de véritables parachutistes et le visiteur visualise alors leur saut opérationnel comme s’ils étaient à la place du parachutiste sélectionné! Très réussi!

Les 8 scènes immersions: 1. La place de l’église de SainteMère-Eglise un jour de marché en mai 1944 2. Une salle de briefing en Angleterre pour connaitre les objectifs de la 82e et de la 101e Airborne 3. La traversée de la Manche avec plus de 800 avions dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 4. Le saut du stick de John Steele sur la place de l’église de SainteMère-Eglise le 6 juin 1944 5. La place de l’église de SainteMère-Eglise au petit matin du 6 juin 1944 6. La pont de la Fière le 6 juin 1944 en milieu d’aprés-midi alors que les combats font rage 7. La zone d’atterrissage de planeurs sur la LZW Les Forges le 6 juin 1944 en fin de journée 8. Le château de la Colombière à Hiesville transformé en hôpital pour la 101è Airborne le 6 juin

 

UNE CHASSE AUX RELIQUES POUR CAPTIVER LE JEUNE PUBLIC ET UN PHOTOMATON HISTORIQUE Tout en partant à la découverte des théâtres d’opération, le visiteur pourra participer à une chasse aux reliques, ludique et interactive. Destinée aux plus jeunes, cette quête réjouira aussi les plus grands. Dans chaque lieu reconstitué est caché un objet symbolique de la Bataille de Normandie. Les visiteurs seront récompensés par des médailles décernées aux chasseurs les plus assidus. L’HistoMaton permettra au visiteur de se prendre en photo selfie en uniforme de parachutiste ou de soldat de la 101e ou de la 82e airborne ou en tenue d’infirmière. Le visiteur pourra, s’il le souhaite, recevoir sa photo historique par email à la fin de sa visite.

 

Au final, la visite, que je trouvais déjà passionnante auparavant, en a encore gagné en intérêt. Il est évident qu’il va attirer un public beaucoup plus large: il est essentiel d’accorder de l’importance aux nouvelles technologies (pensons aussi aux reconstitutions 3d visibles dans la musée d’Arromanches).

Nous avons donc une technologie de pointe accessible à tous, validée scientifiquement par des spécialistes des forces aéroportées américaines. Ce bond technologique dans la muséographie, unique dans l’espace touristique consacré à la bataille de Normandie, fera des émules, à n’en point douter !