Il y a 74 ans/74 years ago

7 juin 1944: sur le front de la 3rd ID, devant Caen, la 185th British Infantry Brigade, pourtant soutenue par trois régiments d’artillerie et les tirs d’un croiseur, ne parvient pas à entamer les lignes défensives allemandes de la 21; Panzer. La 9th British Infantry Brigade n’atteint Cambe qu’au cours de l’après-midi. Sur le flanc droit, les Canadiens subissent un premier revers sérieux face aux Waffen SS de la 12.SS-Panzer-Division « Hitlerjugend ».

 

Le 7 juin, quand point l’aube, les forces armées des deux camps s’apprêtent à reprendre les opérations. La veille au soir, les soldats alliés se sont effondrés dans leurs trous, épuisés par une journée riche en émotions. L’Atlantikwall a été percé pour des pertes dépassant les 10 000 hommes mais le pire est à venir: il faut vaincre la Wehrmacht. Pour les troupes d’Eisenhower, le plan consiste simplement à s’assurer des objectifs du D-Day qui n’ont pas encore été atteints, à commencer par la prise de Caen et la jonction entre les différentes têtes de pont. Il faut également se préparer à contrer la contre-attaque de Rommel qui semble inévitable. Rundstedt se veut optimiste dans le rapport qu’il adresse à Hitler. Sur le front cependant, notamment au QG du I. SS Panzerkorps, des rumeurs erronées -colportées par des fuyards venant de la côte- font état de la prise de Caen par les Britanniques et d’une percée en direction de Falaise. Il faut toutes les résorber au plus vite et empêcher leur jonction et la constitution d’une unique tête de pont qui serait trop difficile à anéantir. Rommel doit faire face à diverses et réelles menaces dans tous les secteurs du front: à l’est de l’Orne où sont établis les aéroportés britanniques, devant Caen qui monopolise toutes les attentions, dans le secteur Tilly/Bayeux, entre cette dernière et Isigny où les restes de la 352. ID sont seuls à affronter un ennemi considérablement supérieur en nombre et en matériel. A Carentan enfin, où les paras allemands s’efforcent d’empêcher l’unification des têtes de pont américaines d’Utah et d’Omaha et un peu plus au nord dans le Cotentin où l’armée allemande s’efforce de tenir ses positions afin d’empêcher l’adversaire de prendre la direction de Cherbourg et de son port.