GI’s au combat : infanterie à Ouest 1944-45

L’INFANTERIE AMERICAINE AU COMBAT

EN EUROPE DU NORD-OUEST

                  L’infanterie américaine a subi 661 259 des 936 259 pertes de l’armée de terre américaine au cours de la Seconde Guerre mondiale. La majeure partie de ces pertes a eu lieu en Europe de l’Ouest.

74 718 combattants américains de 45 divisions d’infanterie ont ainsi été tués entre le 6 juin 1944 et le 8 mai 1945.

Ces unités n’ont pu subsister sur la ligne de front qu’à la faveur d’une efficace système de remplacement des pertes. Ce faisant, la proportion de vétérans et de combattants confirmés ne cesse de diminuer et les divisions qui combattent en Normandie ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes en décembre 1944.

Les fantassins américains sont sans doute les mieux entraînés à l’époque, certaines unités débarquant en Normandie après trois ans d’entraînement, une chose impensable pour les unités allemandes envoyées à l’Est ou à l’Ouest.

En revanche, certains officiers supérieurs se plaignent de leur manque d’allant et de combativité dans l’attaque, un vrai problème quand on sait que la doctrine américaine vise à l’anéantissement des armées adverses au combat.

L’environnement du combat est dur. Les hommes doivent subir tour à tour les assauts de la chaleur, de la pluie, de la boue, du froid et de la neige. Les combats dans le bocage ou les forêts sont particulièrement déroutants et coûteux en vies humaines. Les hommes sont sales et les cas de pieds de tranchées, suite à l’humidité et au manque d’hygiène,  peuvent mener à l’amputation. Ils dorment peu ou mal.

Les jours se succèdent semblables aux précédents sans que les simples combattants aient une vision stratégique de la situation. Tous aspirent au retour. Mais celui-ci ne peut être obtenu que de deux façon : être blessé ou terminer la guerre.

Ni héros, ni lâches, les fantassins américains ont rempli leur devoir.