8th Army 1941-1943 (5)

« Jock » Campbell, le héros de Sidi Rezegh

Jocks Columns

C’est par ce nom, lié au Brigadier « Jock » Cambell, du Royal Horse Artillery au sein du Support Group de la 7th Armoured Division, que l’on désigne des unités interarmes de petites tailles. Elles regroupent le plus souvent une compagnie d’infanterie, une batterie de 8 pièces de 25 livres, des automitrailleuses ainsi que des éléments antiaériens et antichars, voire des blindés légers. Ces détachements très mobiles doivent harceler l’ennemi tout en empêchant celui-ci de mener à bien ses reconnaissances au sol. Le concept est issu des premières confrontations face aux Italiens, lorsqu’hommes et matériels à la disposition de Wavell sont encore très limités. L’apparente réussite qu’on attribue aux Jocks Columns font qu’elles perdurent jusqu’à la prise de commandement de Montgomery, en août 1942. Certains officiers subalternes y sont favorables car elles leur permettent d’accéder à un commandement indépendant. Il s’avère que les succès face aux Italiens sont surévalués, ce qui cause de sérieuses déconvenues dès qu’il s’agit d’affronter l’Afrika Korps. Les détracteurs du système insistent sur la dispersion insensée de l’artillerie au détriment de la concentration de la puissance de feu ainsi que sur la faiblesse évidente d’une Jock Column face à un ennemi bien armé. En outre, les officiers qui servent au sein de ces colonnes prennent la fâcheuse habitude de combattre selon des manœuvres d’esquives et d’attaques subites et rapides, pratiques qui peuvent alors les dérouter lorsqu’il s’agit de combattre sur des positions établies. Certes, les Jocks Columns opèrent des raids de harcèlement réussis au détriment des colonnes de ravitaillement de Rommel au moment où celui-ci se lance dans son attaque téméraire vers la frontière et le « Wire ». Devant les difficultés observées, Auchinleck décide qu’elles seront employées uniquement en coordination avec les unités de reconnaissance, en avant de positions défensives et selon des plans préétablis, et non au hasard des rencontres avec l’ennemi. La pratique des Jocks Columns reste pourtant très présente si on en juge par le déploiement des troupes britanniques sur la frontière après le second encerclement de Tobrouk : les forces disponibles sont dispersées en une douzaine de groupements ! A Mersa Matrouh, les colonnes « Gleacol » et « Leathercol » ne peuvent pas grand chose pour arrêter Rommel et représentent encore un gaspillage de forces.

 

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