Campagne Tunisie/Tunisian Campaign (2) Ochsenkopf

 

Opération « Ochsenkopf »

 Un Fallschirmjäger: Arnim engage de nombreuses unités, dont plusieurs d’élite, dans une vaine offensive dans le nord tunisien

Le 25 février, la passe de Kasserine est à nouveau entre les mains des Américains: la grande confrontation entre le « Renard du désert » et l’US Army s’achève avec un bilan en demi-teinte pour le maréchal Rommel. Certes, les pertes infligées au IInd US Corps de Fredendall sont conséquentes mais l’objectif stratégique de l’offensive n’est pas atteint. Deux jours auparavant, Ambrosio, le chef du Comando Supremo, ordonne à Rommel (bientôt commandant du Heeres-Gruppe Afrika) de s’attaquer à la 8th Army de Montgomery: ce sera l’opération « Capri », sur Médenine, lancée le 6 mars. Le général von Arnim (le chef de la 5. Panzerarmee), dont le manque de coopération a lourdement pesé sur l’issue de l’offensive de Rommel, s’envole pour Rome, sans même en avoir informé son supérieur, où il obtient de Kesselring l’autorisation de lancer une offensive dans le nord du front tunisien. L’opération, étrangement baptisée « Ochsenkopf », c’est à dire tête de boeuf, doit être déclenchée le 26 février. Le plan initial (que Rommel avait avalisé), visant avant tout à mener des escarmouches et à s’emparer de Medjez-el-Bab, a pris de l’ampleur. Arnim revient à son plan visant à s’emparer de Béja, auquel il a dû renoncer le 19 février en pleine bataille de Kasserine. Le postulat de base est que les Alliés ont dirigé leurs réserves pour conjurer la menace que faisait planer l’offensive de Rommel au sud. Ambrosio est surpris de la proposition du chef de la 5. Panzerarmee puisque celui-ci avait renoncé à un assaut sur Medjez-el-Bab faute d’effectifs suffisants. Deux offensives (au nord et au sud de la Tunisie) sont donc préparées mais sans réelles coordination. La situation semble pourtant désespérée aussi bien pour Rommel, Arnim ou Messe (le chef de la 1 Armata). Les généraux présents en Afrique préconisent une concentration des forces dans le nord tunisien, éventualité rejetée par Berlin et Rome.

 Les objectifs

L’optimisme est pourtant de mise en ce qui concerne « Ochsenkopf » puisque le Generalmajor Weber (le commandant de la 334. ID) estime que les Alliés ne disposent dans le secteur que de quelques réserves dans la profondeur. Le Korpsgruppe Weber s’articule en 5 groupements: le Panzergruppe Lang, le Gruppe Eder, le Gruppe Audorff, le Gruppe Schmid (avec les Untergruppen Kleeberg, Koch et Holzinger) et le Gruppe Buhse (en réserve à El Bathan avec le II/Gren-Rgt 754 et du Marsch-Bn 24). Il est entendu que l’obscurité favorisera l’effet de surprise. Ordre est donné d’éviter les attaques frontales. Les troupes d’assaut devront se concentrer pour former un Schwerpunkt dans chaque secteur pour percer et anéantir l’ennemi. Les routes principales devront être sécurisées afin d’assurer les communications et de permettre la poursuite des opérations.

La gare de Sidi Nsir: un objectif pour la Pz AOK 5

L’objectif majeur de l’offensive est de s’assurer de Béja en attaquant depuis Mateur via Sidi Nsir. Il s’agit de percer en direction de Béja-Téboursouk. Lang attaquera dans le secteur avec, en soutien, une partie du Régiment Barenthin (en provenance de la Division Manteuffel). Le Gruppe Eder surprendra les batteries d’artillerie ennemies par l’arrière. L’opération « Ochsenkopf » devrait également permettre de reprendre l’important carrefour de Medjez-el-Bab. Deux Kampfgruppen doivent y anéantir les défenses alliées par une attaque en tenaille. Toutes les défenses ennemies dans le secteur Haidous-Chaouach-Toubakeur doivent être annihilées. Un autre Kampfgruppe doit frapper à Bou Arada avant de poursuivre l’attaque sur Gafour. « Ochsenkopf » est soutenue, au nord, par une attaque secondaire, l’opération « Ausladung », menée par la division von Manteuffel, qui couvrira ainsi le flanc droit du Korpsgruppe Weber. Manteuffel doit détruire les défenses alliées établies dans l’oued Sedjenane et poursuivre une trentaine de kilomètres vers l’ouest, jusqu’à la gare de Nefta. Le flanc gauche sera assuré par la division italienne « Superga » ainsi que d’autres éléments du 30° Corpo. Le plan prévoit neuf attaques étalées sur un front de près de 90 kilomètres. Trois secteurs d’assaut sont donc déterminants: Béja, Medjez-el-Bab et Bou Arada. En tête des vagues d’assaut, les pionniers, qui emportent également leurs propres mines et le nécessaire pour s’assurer du franchissement des ponts et l’utilisation des routes. Il est prévu que la Luftwaffe intervienne au cours de la nuit de l’offensive: elle doit attaquer Souk-el-Arba, Medjez-el-Bab, Téboursouk ainsi que différentes batteries alliées.

Le terrain est-il favorable à une offensive? Il est très montagneux, entaillé de ravins et d’oueds, ces lits de rivières asséchés en période aride mais qui ont tôt fait de se transformer en torrents impétueux dès qu’il se met à pleuvoir. Or la météo n’est pas favorable en cette fin février 1943 dans le nord tunisien. Si la pluie cloue au sol nombre d’avions alliés, elle empêche également les appareils de l’Axe d’intervenir. Pis, le terrain devient boueux… Quant aux montagnes et aux collines, elles risquent fort de forcer les troupes des deux camps à mener une bataille visant « à enlever les hauteurs les unes après les autres, suivant la même conception rigide qui était devenue familière au cours des batailles de matériel de la Première Guerre mondiale » selon les mots de Rommel, qui a lui-même fait l’expérience de tels combats en Italie au cours du conflit précédent. Il y a bien quelques espaces libres et des couverts offerts par la végétation, mais le défenseur qui tient les hauteurs et contrôle les défilés possède un avantage tactique évident.

 

Les forces engagées

La force de frappe principale d’Arnim est constituée du Korpsgruppe Weber, en particulier le Kampfgruppe Lang, qui s’articule autour de 77 Panzer commandés par l’Oberst Lang. Diverses unités en provenance de la 10. Panzer-Division, de la division « Hermann Goering », de la 334. ID d’Audorf, de la division von Manteuffel participent à l’attaque. La 10. Panzer-Division engage une partie de ses effectifs dans la bataille. Le II/ Panzer-Regiment 7 compterait plusieurs Pak 40 de 75 mm (6 ou 7) et, surtout, 8 Panzer IV, plus de 25 Panzer III et plus de 20 Panzer II (21?). Le 25 février, le s. Panzer-Abteilung 501 devient le III/ Panzer-Regiment 7, ce dernier alignant 14 Tiger, 12 Panzer IV G et 15 Panzer III N.

Les gros bataillons sont constitués par la 334. Infanterie-Division du Generalmajor Weber autour de laquelle se constitue le Korpsgruppe éponyme. La Gefechstärke des forces du Korpsgruppe Weber est de 11 737 hommes (total excluant donc la Manteuffel-Division). La 334. ID en forme les gros bataillons puisqu’elle aligne 6 228 hommes (Gefechstärke), total qui n’inclut pas le Gebirgsjäger-Rgt 756, visiblement rattaché à la « Superga » (bien que compris dans le Gruppe Schmid). Ses effectifs en fantassins sont raisonnables puisque le Grenadier-Rgt 754 compte 2 333 hommes (plus 31 soldats du Panzerjäger-Abt 90) et le Grenadier-Rgt 755 en aligne 2 343. Le III/754 possède 3 pièces de 75 mm (beute), probablement des canons français. La 14e compagnie de ce régiment compte 11 antichars (quatre 37 mm -probablement des antichars américains capturés selon un document, six 50 mm et un 75 mm). La 14/756 en compte 9 (six 50 mm, trois 75 mm). La division compte par ailleurs 404 pionniers et 798 artilleurs. Au 1er mars (dont après le lancement de l’offensive), le Schnelle Abteilung 334 n’aligne que 8 Pak 40 sur les 18 de dotation ainsi que 4 automoteurs. L’Artillerie-Regiment 334 est assez hétéroclite avec 8 IFH, 4 Geb Kan 36 de 10,5 cm (attelés à des mulets!) et 7 sFH (on compte entre 28 et 32 canons dans la division). Sur les 130 camions tout terrain que devraient compter la division, celle-ci n’en aligne que 22 en état de marche (2 en réparations). Les 506 autres camions théoriques ne sont en fait que 178. Les motos et side-cars ne sont présents qu’à moitié de dotation (209 au lieu de 488). C’est pire pour les voitures: on en compte 116 au lieu de 312.

Parmi les forces engagées côté allemand, la Division von Manteuffel (Division von Broich jusqu’au 7 février 1943) est pour le moins une unité atypique, à la configuration unique au sein de la Wehrmacht. Début février, elle 3 bataillons dans la Lw Rgt Barenthin, 3 bataillons au 10° Bersaglieri (XXXIV, XVI et LXIII), ainsi que le Tunis Feldbataillon T4 ainsi que l’Afrika Marsch Bataillon A 30. Avec le bataillon T4, ces deux unités vont constituer un troisième régiment de fantassins, baptisé tardivement le 160. Panzergrenadier-Regiment. Il s’agit donc d’un régiment créé ex-nihilo à partir de bataillons de remplacements présents à Tunis en novembre 1942. Tout le service de soutien (artillerie…) et de logistique doit être improvisé à partir de ressources de diverses provenances : allemandes, italiennes ou encore matériel allié capturé. L’appui d’artillerie est fourni par plusieurs batteries de l’Artillerie-Regiment 2 et de l’Artillerie-Regiment 190. L’artillerie, assez hétéroclite, aligne entre 11 et 15 pièces de 10,5 cm mais aussi 4 pièces de 155 mm françaises. Une compagnie de reconnaissance, une unité de Flak, une section de transmissions blindée ainsi que le Fallschirmjäger-Bataillon (mot)11, autrement dit les parachutistes du Fallschirmjäger Korps Pionier Bataillon du Major Witzig, complètent l’unité avec les troupes de soutien divisionnaires habituelles. Rattachée au XI. Fliegerkorps, l’unité du génie parachutiste de Witzig, héros de la prise du fort belge d’Eben-Emaël en mai 1940, aligne 716 soldats, et prend à sa charge l’extrême nord du front, devant assurer la sécurité de Bizerte.

Jäger de la Manteuffel-Division

L’autre unité parachutiste de la Manteuffel-Division est celle de l’Oberst Barenthin, commandant du Luftwaffe Regiment Barenthin (Luftwaffen-Jägerregiment, selon la terminologie officielle). L’unité est créée ad hoc à partir de deux bataillons de parachutistes (1-4/I et 5-8/II) et de trois batteries de 20 mm de l’Oberst Maier, le Fallschirm-MG-Flak Abteilung 7, redésigné 9-11/III afin de constituer un 3ème bataillon. Il s’agit en fait de personnels d’écoles de troupes aéroportées, en l’occurrence la Kraftfahrschule Helmstedt (l’école de conduite Helmstedt) et du Segelflieger-Ergänzgruppe Posen (Groupe de remplaçants de pilotes de planeurs de Posen).

La Manteuffel-Division n’est pas la seule unité allemande à engager des parachutistes dans l’opération. La Division « Hermann Goering » engerbe elle-aussi une formation constituée de ces troupes d’élite. Il s’agit du Fallschirmjäger-Regiment 5, qui ne possède que les I et III bataillonen, le second étant affecté à la Brigade Ramcke depuis le printemps 1942. Le régiment est commandé par l’Oberst Koch, un autre héros d’Eben-Emaël en 1940. Son FJ Bn III s’était temporairement emparé de Medjez-el-Bab avant de rétrocéder la place à l’ennemi le 26 novembre 1942, soit trois mois plus tôt. Fin 1942, le FJR5 est rebaptisé Jäger-Regiment «Hermann Goering ». Les composantes de cette division parviennent en ordre dispersé en Tunisie et seule une partie rejoint en fait l’Afrique du Nord. Les premiers arrivés constituent un corps avancé, le Vorkommando Hermann Goering, placé sous le commandement de l’Oberst puis Generalmajor Schmid. L’ensemble n’atteindra jamais les effectifs d’une division standard. Le Kampfgruppe Schmid combat avec distinction, d’abord dans le sud de la tête de pont, avant d’être impliqué dans l’opération « Ochsenkopf ». Le Jäger-Regiment « Hermann Goering » (finalement doté d’un troisième bataillon) attaque avec une Gefechstärke de 1 620 hommes. Chaque bataillon compte 2 Pak 38, le 1er étant le seul à être doté en sus d’un Pak 36 de 37 mm.

Les bataillons de marche sont d’effectifs inégaux: 656 hommes au Feld Bn A 33, 469 hommes et 4 canons Pak 38 au Feld Bn A 24 et 161 soldats au 3/ Feld Tunis Bn 1 (une seule compagnie). Les différentes unités d’artilerie comptent environ 900 hommes, sans compter les troupes de la Flak (dotées de 4 pièces de 88 mm) et des Panzerjäger (le 2 Panzerjäger-Abteilung 90 aligne 10 excellentes pièces Pak 40 de 75 mm). Le Panzergrenadier-Regiment 69 engage 743 hommes et 6 Pak 38 dans la bataille (I/ et 9/).

On peut d’une certaine manière considérer que des éléments de la 21. Panzer-Division participent à l bataille. Outre 15 Panzer IV du Panzer-Regiment 5 (en fait des engins qui viennent d’être débarqués en Tunisie et qui doivent lui être transférés après l’opération), on compte 133 hommes et 11 Pak 38 du 14/PZ Gren-Rgt 104. L’Infanterie-Regiment 47, qui sera affecté à la 21. Panzer-Division, participe également à « Ochsenkopf ».

La « Superga » appuie l’assaut sur le flanc sud dans. Au 1er mars 1943 l’Abschnitt Benigni est en ligne. Il compte le 91e Rgt italien, le Marsch-Bn A 28 ainsi que les bataillons d’artillerie italienne 57 et 65. La division « Superga » engage aussi un groupement rassemblant le 92e Rgt d’infanterie italienne, l’Artillerie-Regiment 5, le Panzer-Jäger-Abteilungen 1, 101 et 136, le Feld-BnT 5, les Marsch-Bn A 22, A 25 et A 26.

 

KORPSGRUPPE WEBER

 GRUPPE LANG (Oberst Lang)

a)Gruppe Lüder

  1. PZ Abt 501 II/ Art-Rgt 22

II/PZ Rgt 7 (moins une compagnie)  Pioniere: 1 Zug du 2/ Pionier-Bn 334 (mot.)

Flak: 4 Flakkampftruppe

b)Gruppe Haut                                            1 Vierlingzug

I/PZ Gren-Rgt 86                                          2 Züge de pièces de 2 cm

 

GRUPPE EDER (Oberstleutnant Eder)

Gren-Rgt 755                                    I/ Art-Rgt 334

III/Gren-Rgt 754                               II/Art-Rgt 334

Pioniere: 1 Zug du 2/ Pionier-Bn 334 (mot.)

Flak: 1 Zug de pièces de 2 cm

 

GRUPPE AUDORFF (Oberstleutnant Audorff)

I/ Gren-Rgt 754                                 III/ Art-Rgt 334

II/ Jäger-Rgt Hermann Goering         Pioniere: 2 Züge du 2/ Pionier-Bn 334 (mot.)

 

GRUPPE SCHMID (Oberst Schmid)

a)Gruppe Kleeberg

I/PZ Gren-Rgt 69                              I/PZ Art-Rgt 90

Feld Bn A 33                                     Pioniere: 1 Zug

1 compagnie II/PZ Rgt 7

 

b)Gruppe Koch

Jäger-Regiment HG (sauf II/HG)      II/Art-Rgt 190

 

C)Gruppe Holzinger

Gebirgsjäger Rgt 756                         4/ Geb Art-Rgt 334

Bn Mickley (Feld Bn T5)                 9/ Art-Rgt 90

II 92 (Italiens)                                               3 Batteries I 25 (7,5 cm)

Réserves: 2 compagnies II/HG

Feld Bn A 24

Pioniere: 3/ Pionier-Bn 334 et 1 Zug du 2/Pionier-Bn 334

 

MISSIONS

Gruppe Lang: percer à Sidi Nsir et s’emparer de Béja

Gruppe Eder: avancer à travers le Djebel-el-Ang et détruire les unités alliées dans le secteur Chaouach-Toubakeur. Couper la route principale.

Gruppe Audorff: attaquer Medjez-el-Bab

Division von Manteuffel: attaque dans le secteur du Djebel Abiod, du Cap Serrat à la zone de contact avec le Korpsgruppe Weber

Division « Superga » : assurer le flanc gauche de l’offensive du Korpsgruppe Weber

 

Faisant face à Weber, suite à l’envoi de troupes au sud de la Tunisie pour contrer Rommel, les renseignements d’Arnim ont repéré le gros de la 78th ID, une partie de la 6th Armoured-Division ainsi que des troupes françaises étirées dans des positions de campagne du Djebel Mefta au Djebel Mansour. A l’ouest du Djebel Sidi Mufta et dans le secteur de la gare de Sidi Nsir se trouve la 128th Brigade et le 5e Rgéiment de Tirailleurs Algériens ainsi que 2 à 3 bataillons d’artillerie. Un autre régiment de Tirailleurs Algériens (le 3e) occupe les montagnes au nord de Medjez-el-Bab. 4 batteries d’artillerie sont disposées d’Heidous à Toubakeur. Au sud-est de Medjez, se trouve le 9e Régiment de Tirailleurs Algériens avec 3 batteries. La 38th Brigade se tient au nord-ouest et au sud-ouest de Goubellat avec 2-3 bataillons d’artillerie du sud-est du Djebel Rihane au sud-est de Medjez-el-Bab. Au sud de Bou Arada, les Allemands ont repéré 3 bataillons, dont un de parachutistes anglais et un bataillon français, l’ensemble disposant d’artillerie en soutien. Les renseignements sont complétés par les informations obtenues auprès d’Arabes, probablement des Tunisiens pour la plupart (rapports consignés au sein des « Arabermeldung »). Le 24 février, on estime ainsi que le secteur Zet Madien-Béja est défendu par 40 chars lourds (probablement des Churchill) et 30 chars moyens. Amar ben Mohamed (que certains documents nomment au contraire Mohamed ben Amar…), un déserteur de l’armée française (le 4e Zouave selon les Allemands) fournit un certain nombre de renseignements : il informe la Manteuffel-Division, par exemple, que Béja est défendu par 800 hommes, 20 tanks et des automitrailleuses, sans compter 10 chars, 4 pièces de DCA lourdes et 5 automitrailleuses dans la zone du pont Munchen sur l’Oued Béja. Manteuffel ferait face à 8-10 000 Britanniques dans le secteur minier de Tabarka. On tente d’évaluer les effets des attaques de la Luftwaffe : ainsi 6 canons et 3 camions auraient été détruits par une attaque sur Ain Zeboudj.

« Ochsenkopf »: le choc des paras ou le duel entre les « Red Devils » et les « Grüne Teufel »

Les forces alliées frappée de plein fouet par l’offensive appartiennent au Vth British Corps d’Allfrey. Ce sont les 78th et 46th ID, des éléments de la 6th Armoured-Division ainsi que quelques unités françaises, dont le Corps Franc d’Afrique au nord et un groupement français (III/9e régiment de tirailleurs Algériens et III/43e Régiment d’Infanterie Coloniale rattachés à la 138th British Brigade; 3e Régiment de Tirailleurs Algériens). Une autre division alliée est en lice. Le Brigadier Nelson commande la « Y » Division, formation ad hoc incluant la 1st Parachute Brigade et la 38th Irish Brigade. Les Allemands ont identifié un seul bataillon de paras britanniques alors qu’en fait le 5th British Corps en compte trois. Ces derniers sont retranchés dans le secteur d’Argoub, surnommé « Happy Valley », la vallée heureuse, puisque les « Red Devils » n’ont encore connu aucun secteur aussi calme en Tunisie. Ils ne vont pas tarder à réviser leur jugement… La connaissance exacte du dispositif adverse semble pourtant faire défaut s’il faut en croire un rapport de la 334. ID écrit après la bataille. Dans ces conditions, estime le rédacteur du document qui insiste sur la nécessité de réitérer les reconnaissances, il n’y avait aucun espoir de réussir.

A COMPLETER PAR LA LECTURE DE MON ARTICLE:

Magazine Batailles & Blindés N°59:  « Ochsenkopf »

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