FILMS DE GUERRE/ WAR MOVIES (25/100): La Bataille pour Anzio

LA BATAILLE POUR ANZIO

Une fois n’est pas coutume, le 7e art visite le front italien, chose peu courante, n’étant évoqué qu’à l’occasion sur le plan militaire, comme dans Indigènes. Dans cette fresque sortie en 1968 en et coréalisée par Duilio Coletti et Edward Dmytryk, les réalisateurs ambitionnent de traiter du débarquement à Anzio-Nettuno, l’opération Shingle, que j’ai évoquée dans un article.

La réalisation est correcte, quoique très en-deça des films les plus récents, mais souvent peu réaliste dans le matériel employé. Quant aux généraux, les noms des vrais protagonistes ont bizarrement été remplacés…

L’oeuvre se veut une réflexion sur la guerre et ce qui pousse les hommes à combattre, plusieurs des protagonistes ressentant a priori un attrait particulier à être en opération.

Le rôle titre est réservé à Robert Mitchum, qui joue le rôle de Dick Ennis, un reporter, décontracté, peu militariste et très perspicace comme il se doit. L’acteur est très plausible.

Un de ses principaux acolytes est Peter Falk (acteur de talent -notamment avec son ami Cassavetes- que tous les téléspectateurs sont trop habitués à identifier à Columbo), un baroudeur de la 1st Special Service Force, une unité de commandos qui se distingue en Méditerranée.

Robert Ryan joue un rôle -le « général Carson »- qui fait écho au véritable chef de la 5th US Army: Mark Clarck.

Le général Lesley (Arthur Kennedy) est censé représenter le général Lucas, le trop pusillanime responsable de l’opération Shingle. L’idée qu’une jeep ait réussi à pénétrer dans la Ville Eternelle sans encombre peu après le débarquement n’est que pure fiction. En revanche, le film dépeint bien le caractère de Lucas, alias Lesley, ainsi que les tensions avec ses subordonnés britanniques.

Le film met en scène un fait réel : la destruction des unités de Rangers (les commandos américains) dans une embuscade. Le nombre de rescapés est également correct…

Si des efforts sont faits pour rendre les Allemands relativement réalistes (camouflages des tanks modernes, tenues bariolés de certains combattants), sans oublier Wolfgang Preiss dans le rôle de Kesselring (après Rommel, Rundstedt, Pemsel et autres…), on se demande comment l’accessoiriste a pu armer un tireur d’élite d’une carabine digne d’une fête foraine…

Les jolies filles : cliché qui semble obligé dès qu’il faut tourner en Italie… Elles sont immanquablement plus amènes avec les Américains qu’avec les Allemands.

De ce point de vue, la plus belle vision est réservée à ces GI lorsqu’ils parviennent à Rome…

 

Au final, un beau sujet et de bons acteurs, mais desservis par une mise en scène trop paresseuse dans la reconstitution et des longueurs. Un film qui reste toutefois distrayant avec quelques bonne scènes d’action.

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