FILMS DE GUERRE/ WAR MOVIES (26/100): BONS BAISERS D’ATHENES

BONS BAISERS D’ATHENES

  

Ce film de George Costamos a tout du film « de commandos », genre initié par Les Canons de Navarone, modèle incontesté auquel le réalisateur fait référence à diverses reprises : choix des acteurs, lieu de l’action (un île grecque), base secrète avec une arme redoutable, résistants hellènes menés par un individu haut en couleur… Mais le résultat final n’est pas au niveau de l’oeuvre de Jack Lee Thompson.

La présence de David Niven (le professeur Blake), toujours flegmatique, est un premier clin d’oeil aux Canons de Navarone.
Les occupants se montrent impitoyables, en particulier les SS, éternels méchants des films de guerre, ce qu’ils méritent, certes, mais il est désormais établi que la Wehrmacht a sa part de responsabilité dans les crimes commis par le III Reich. La brutalité de l’occupant est aussi illustrée dans Les Canons de Navarone et reflète le quotidien terrible qui fut celui des Grecs pendant les années noires.

Une arme secrète, destructrice, et des soldats, la démarche mécanique à l’allure de robots: un touche « science-fiction ». Si la référence au V2 est évidente, on se demande bien pourquoi les nazis auraient choisi un endroit perdu de la mer Egée pour édifier une base de cette nature, outre les moyens pour y faire parvenir le matériel…
Roger Moore tient le rôle d’un officier de la Wehrmacht (le Major Otto Hecht) qui a tout du bon vivant et de l’officier cultivé, contrairement aux SS. Icône de James Bond et d’Amicalement Vôtre oblige, l’acteur joue un personnage très porté sur les jolies femmes.
Comme il se doit, Roger Moore ne peut qu’embrasser la bonne cause… Il s’oppose donc à ses compatriotes et c’est en grande partie grâce à ses talents de soldat que la
Elliott Gould tient le rôle d’un personnage assez farfelu, comme souvent à son habitude. Les soldats allemands sont assez facile à distraire de leur devoir: une récurrence dans de nombreux films (déjà dans Le Jour le Plus Long avec la première scène à Pegasus Bridge)
Le chef des partisans se doit d’être un individu hors-norme: si Anthony Quinn était excellent, Telly Savalas se distingue aussi dans ce film. Comme il se doit, son personnage est ambigu, à la frontière entre la fripouille, le chef de bande et le patriote combattant. Evidemment, il fréquente les femmes de petites vertus, dont une tenancière de bordel (Claudia Cardinale), décidée elle aussi à combattre l’occupant…

Au final, un film à prendre pour ce qu’il est : une distraction avec beaucoup d’action et une comédie, mais avec un humour assez loufoque. Ce n’est ni le meilleur film de commandos, ni un grand film de guerre, mais il se laisse regarder pour un moment de détente.

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