Films de Guerre/ War Movies (8/100): RETOUR VERS LA RIVIERE KWAI

 RETOUR VERS LA RIVIERE KWAI

Sorti en 1989, ce film réalisé par Andrew McLagen relate l’évacuation de prisonniers alliés du chantier du fameux pont sur la rivière Kwai.

L’un des acteurs les plus connus du casting est Edward Fox, abonné aux rôles d’officier de Sa Majesté, qui revêt ici l’uniforme d’un médecin-major. Tatsuya Nakadai, acteur japonais de 1er plan, est le major japonais Harada. Que dire de ce film par rapport à celui de David Lean?

Cette oeuvre ne manque certes pas d’intérêt pour celui qui s’intéresse à ce théâtre des opérations, sans pour autant qu’il laisse un souvenir impérissable. Plus réaliste, il lui manque le souffle épique de son prédécesseur des années 1950, malgré les quelques péripéties insérées dans le scénario.

Le réalisme des faits relatés:

Ci-dessus: le vrai pont de la rivière Kwai. Le film s’ouvre par une attaque aérienne sur un pont métallique, ce qui est conforme aux faits.

Un prisonnier qui a tenté de s’évader va être décapité d’un coup de sabre : une punition attendue et couramment appliquée pendant la guerre par les Japonais. Contrairement à David Lean, Andrew McLagen ne nous épargne aucune atrocité… (Angela Jolie et d’autres ont fait pire depuis…).

 

Les prisonniers britanniques avant l’embarquement sur les navires nippons. Effectivement, les Japonais procèdent à l’évacuation de la majeure partie de leurs détenus vers la métropole. Les conditions de vie terribles à bord de ces « navires de l’enfer » sont bien rendus. le navire des héros du film est envoyé par le fond par un sous-marin américain, une tragédie qui est également réaliste.

Des clins d’oeil au chef d’oeuvre de David Lean?

Comme dans « Le Pont de la Rivière Kwai », la résistance autochtone est largement évoquée.

Denholm Elliott, tout de même âgé de 67 ans lors du tournage, est le colonel Grayson, commande les guérilleros, n’est pas sans nous rappeler Jack Hawkins (y compris physiquement) dans le film de Lean. 

Le lieutenant Tanaka, portant casque colonial blanc comme le commandant Saïto

Un bémol:

Le lieutenant Tanaka (à gauche) me paraît un peu caricatural, trop systématiquement brutal. Par ailleurs, son sourire narquois (voir l’image) lorsque le major Harada se fait rabrouer par un supérieur ne me paraît pas de mise. Harada, alcoolique étrangement humain, flirte aussi d’une certaine manière vers la caricature.

Au final, un film sans prétention qui se laisse voir comme une certaine antithèse du « Pont de la Rivière Kwaï », plus réaliste mais moins grandiose.

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