La Campagne de Tunisie/Tunisian Campaign (11) British Army

L’armée britannique en Tunisie

Les Britanniques engagent deux armées en Tunisie : la 1st British Army du général Anderson et la 8th Army du célèbre général Montgomery, toute auréolée de la gloire acquise à El Alamein. Au début de l’année 1943, la 1st British Army atteint 120 000 hommes et 200 chars. Elle aligne quatre divisions : la 6th Armoured Division (général Keightley) et les 1st (général), 46th (général Attwood) et 78th (général Eveleigh) Infantry Divisions. Ces divisions forment le 5th British Corps commandé par le généralAllfrey.Celui-ci dispose en outre de la 25th Army Tank Brigade du général Maxwell.

La 8th Army dispose d’effectifs bien plus conséquents que la 1st puisqu’elle aligne environ 230 000 hommes et 600 chars. Ses forces s’articulent en trois corps. Le 10th British Corps du général Horrocks réunit les 1st (général Briggs) et 7th (général Erskine) Armoured Divisions. Le 30th British Corps, commandé par le général Leese, dispose pour sa part de trois divisions d’infanterie : les 50th (général Kirkman), 51th Highland (général Wimberley) et 4th Indian (général Tucker). Monty formera aussi le New-Zealand Corps commandé par le général Freyberg. Ce corps englobe la 2nd New-Zealand Division de ce dernier et de la Force L du général Leclerc.

 La 1st British Army, à laquelle sont subordonnés des contingents alliés, est la première à combattre en Tunisie: ses déboires y sont nombreux dès les premiers affrontements et la campagne s’éternise 6 mois.

 Un des atouts de l’armée britannique est sa motorisation complète.

 L’artillerie, ici des Ordnance QF 25 poudre tractés par des Quad Gun Tractors, est l’arme la plus redoutable de la British Army. Cette pièce, excellente, participe aux terribles barrages d’artillerie qui caractérisent la fin de la campagne.

       

Les tanks: à droite, le nouveau Churchill, engagé à Dieppe et en petit nombre à El Alamein, désormais disponible en plus grande quantité au sein de brigades blindées autonomes. L’engin est capable de surmonter des obstacles tels que des pentes fort inclinées, une surprise de taille pour l’ennemi. A droite, le nouveau cheval de bataille du RTR: le char américain Sherman, entré en lice à El Alamein.

 

 Le relief vallonné et montagneux du nord et du centre de la Tunisie: théâtre d’une lutte ardue pour la 1st British Army qui n’aura jamais le renom de la fameuse 8th Army.

 Pour l’armée venant d’Egypte, le nouveau champ de bataille va vite s’avérer déroutant. Mareth, Oued Akarit, Enfidaville: des secteurs au relief très marqué et qui seront comme autant de barrières difficilement franchissables face à un adversaire plein de ressources.

Contrôler les hauteurs, positionner à bon escient les défenses et le pièces d’artillerie: des réflexes qui font parfois défaut à une armée par ailleurs handicapée par un absence chronique de coopération efficace entre l’infanterie et les blindés.

 Les mortiers: l’arme absolue dans les deux camps…

 L’armée britannique entre en Tunisie avec une pièce d’artillerie antichar particulièrement redoutable: le 17 poudre, canon hélas lourd et encombrant…

 Les parachutistes anglais, les « Red Devils », acquièrent leur réputation dans les montagnes de Tunisie, où ils sont sacrifiés comme infanterie d’élite, à l’instar de leurs homologues allemands.

 L’armée britannique, c’est aussi, pour la 8th Army, l’armée de l’Empire: les Néo-Zélandais et les Indiens comptent parmi ses meilleures troupes, les Australiens ayant quitté le théâtre des opérations après El Alamein.

 Battle Dress et toile de jute sur le casque. Ces Tommies se sont déployés avec prudence dans un fossé qui leur fait office d’abri. L’infanterie va bientôt manquer de réserves à l’issue de cette campagne.

 

 De Tripoli et de Bône à Tunis: l’avancée d’une armée victorieuse, pour ce qui sera l’une des pages les plus glorieuses de l’armée britannique, avant que l’allié américain ne pèse de tout son poids dans la conduite de la guerre.

 Montgomery: l’unique et très célébré héros de l’Angleterre qui émerge de cette campagne. Un général de talent, mais très surestimé, et qui ne sera pas forcément le meilleur choix que l’état-major impérial aurait pu faire pour cette campagne et celles, plus décisives, qui s’annoncent en Europe.

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