La tempête du 19 juin 1944

Du 19 au 22 juin, une tempête menace la chaîne logistique alliée, les intempéries mettant sérieusement en péril le ravitaillement de la tête de pont. Le talon d’Achille des lignes de communications alliées réside en effet dans la nécessité d’assurer un approvisionnement par voie maritime depuis l’Angleterre. Si la puissance de la tempête semble avoir été exagérée (vent nord-est de force 6 et rafales à 7/8), ses conséquences sont notables. Sérieusement endommagé, le port artificiel d’Omaha doit être démantelé au profit du seul Mulberry Bd’Arromanches. Près de 800 embarcations sont jetées à la mer ou sombrent, provoquant le chaos au sein des unités de la logistique. Les réserves des dépôts alliés sont sévèrement limitées et l’espoir de remédier au manque chronique de munitions d’artillerie s’envole définitivement. Dans ces conditions, l’activité sur le front américain doit être réduite au profit de la seule poussée vers Cherbourg. La nécessité impérieuse de s’emparer de ce port apparaît ainsi avec d’autant plus d’acuité. Pourtant, la puissance de feu des Alliés et la pression exercée sur l’ensemble du front sont telles que les effets de la tempête passent inaperçus dans le camp allemand. Ce répit inespéré n’est donc pas mis à profit par Rommel pour mener une contre-attaque d’envergure. De leur côté, les Britanniques sont également contraints de marquer le pas alors que le dispositif ennemi est encore très fragile.

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