Panzergrenadiere! Doctrine

Panzergrenadiere

Organisation, doctrine, tactiques

La genèse des forces mécanisées

            Le développement des formations blindées et motorisées au sein de la Reichswehr a été par les contraintes du traité de Versailles, interdisant à l’Allemagne la mise au point et l’emploi d’engins blindés. En dépit des restrictions imposées par les vainqueurs de la Grande Guerre, l’étude de la guerre mobile suit son chemin en Allemagne et des grandes manoeuvres sont organisées -avec des blindés factices- tout en esquissant un rapprochement avec l’autre paria de l’Europe, l’URSS, qui accueille sur son sol une école de blindés pour la Reichswehr, à Kazan. Guderian, alors jeune officier de l’Inspection des Forces Motorisées, suggère dès 1924 de transformer ses unités de la logistique en formations de combat. Contrairement à ses homologues occidentaux et soviétiques (Toukhachevsky disparaît dans les purges des années 30), il obtient le soutien de ses supérieurs et de son gouvernement, Hitler étant immédiatement séduit par ses conceptions de la guerre motorisée.

Guderian, l’un des pères de la guerre mécanisée

            Quelles sont donc ces théories de Guderian (et d’autres comme son mentor Lutz) ? En 1937, fort de son expérience, celui-ci est en mesure d’exposer sa vision de la guerre moderne dans un ouvrage désormais célèbre, Achtung, Panzer!.  Il se démarque des autres théoriciens de l’arme blindée (Fuller -qui préconise aussi la motorisation de l’infanterie-, Liddell Hart, Hobart, Etienne, …) par l’abandon de l’idée que le rôle d’un char doive se limiter à celui d’un soutien de l’infanterie mais il refuse également le principe que la percée et l’exploitation obtenue par une concentration de blindés sur un point donné du front soit acquise par la seule intervention des chars. Pour l’officier allemand, le char n’est plus le soutien des fantassins mais ce sont l’ensemble des unités de la division qui sont en soutien des chars. Les Allemands comprennent pertinemment que les chars ne peuvent espérer l’emporter à eux-seuls, et encore moins s’assurer du terrain conquis.

Le tandem Panzer-Panzergrenadiere

            Guderian entend que la division blindée soit en quelque sorte une armée en miniature combinant diverses armes -blindés, infanterie, artillerie, génie, antichars…- , étant entendu que la coopération interarmes sera indispensable pour obtenir la percée puis le succès de l’exploitation attendue. Dans son esprit, l’infanterie motorisée tient ici un rôle primordial. Le théoricien allemand a en effet saisi l’importance décisive -et indispensable- de la coopération entre les Panzer et l’infanterie. Ilsouligne d’emblée que l’infanterie motorisée sera absolument nécessaire pour réduire toutes les poches de résistance que les Panzer ne seront pas en mesure d’annihiler.  De ce fait, elle combattra donc comme n’importe qu’elle autre unité d’infanterie. Elle sera en outre en mesure d’exploiter immédiatement toute percée en avançant sans délai. Ceci suppose que cette infanterie soit motorisée. Guderian entend que cette étroite coopération crée un esprit de camaraderie entre les équipages de Panzer et les fantassins motorisés. Bien plus, il part également du principe que, dans de nombreux cas (coupure humide, réseau de fortifications), l’attaque sera menée par les fantassins et non par les Panzer. Ceux-ci sont en outre menacés par les fantassins adverses dotés d’armes antichars (ne serait-ce que des mines ou des fusils-antichars), bien que s’attaquer à un blindé soit très hasardeux… Outre la coopération interarmes, la rapidité est le maître-mot. Il faut donc des communications fiables,  rapides et diverses (radios, balles traçantes, fusées pyrotechniques, fanions…). Dans les faits, les unités d’infanterie motorisées auront aussi à combattre seules, sans le soutien des Panzer et, parfois, mener des attaques sans lien avec un quelconque appui direct fourni aux blindés (songeons ainsi aux Schützen du régiment Grossdeutchland embarqués dans des avions Fieseler Storch pour s’emparer de ponts pour faciliter l’avance des 1. et 2. Panzer-Divisionen dans les Ardennes belges dans le cadre de l’opération NiWi).

La tactique  à l’épreuve du feu : les fantassins motorisés allemands en guerre

Les Panzergrenadiere combattent avant tout à pied

            Les principes de base esquissés par Guderian n’ont jamais été abandonnés pendant le conflit mais les circonstances et les spécificités de chaque théâtre des opérations ont eu un impact sur l’engagement des Panzergrenadiere et sur leurs tactiques. Comme au sein de toute formation d’infanterie de la Heer, la cellule de base de l’organisation des Panzergrenadiere est le groupe de combat, soit 12 hommes au maximum avec  deux mitrailleuses. Ce groupe, dirigé le plus souvent par un sergent, correspond à l’équipage d’un SPW ou d’un camion. Le sergent, assis à l’avant de l’engin, manie la mitrailleuse frontale, son second étant posté à l’arrière de l’engin, dont il ferme les portes lors de l’embarquement. Le plus souvent, une fois arrivée à destination, les soldats sautent des côtés de l’engin évoluant à vitesse ralentie ou bien s’extraient du véhicule en empruntant la porte arrière. En formation d’attaque, déployée en terrain libre, les SPW sont espacés d’environ 50 mètres, le plus souvent en configuration de flèche, en échiquier, ou encore selon une ligne brisée. Bien entendu, la belle ordonnance peut facilement être perturbée par les tirs ennemis. Mais les conducteurs sont entraînés à garder la formation sous les tirs mais, le plus souvent, les antichars et l’artillerie les forcent à chercher un couvert. Ils peuvent aussi tenter un manoeuvre d’évitement en alternant phases de tir et de mouvement. Cette procédure reste toutefois téméraire car le SPW n’est pas en mesure d’encaisser un coup au but de l’artillerie adverse et il importe donc de ne pas prolonger l’arrêt de  plus de 15-25 secondes, le temps de délivrer une rafale de mitrailleuse.

Le SPW: l’engin de combat indispensable des Panzergrenadiere

         Les tactiques sont également éprouvées au niveau divisionnaire. Pendant la campagne menée à l’Est, particulièrement au cours de l’été 1942, les fantassins motorisés s’intègrent dans le Panzer und lastkraftwagen, plus connu sous le diminutif Pulk, à savoir un immense déploiement de Panzer en forme de coin, voire de rectangle, au milieu duquel évolue les Panzergrenadiere montés sur leurs engins. Quand le coin perce le front adverse, les Panzergrenadiere sont en mesure de frapper les îlots de résistance ennemis de flanc et par l’arrière. Dans le désert, au printemps 1942, la formation de marche d’une division de Panzer -la Flaschenmarsch- repose sur l’étroite coopération entre les armes. Le commandement doit garder le contrôle de toutes ses formations afin d’assurer leur emploi optimal. Les flancs et l’avant-garde sont constitués par les unités de reconnaissances, dotés de blindés légers, d’automitrailleuses et de motocyclettes mais aussi de Flak. En second échelon, les Panzer et les Pak sont prêts à intervenir, avec le soutien de l’artillerie et, en retrait, les Panzergrenadiere. L’arrière-garde consiste en d’autre Panzergrenadiere et des unités de Flak. Les unités ainsi organisées se déploient sur un large front et sont aptes à réagir à tout danger qui se présenterait de quelque direction que ce soit.

L’infanterie motorisée dans la « Blitzkrieg » 1939-42

            La campagne de Pologne prouve le bien-fondé du concept d’infanterie mécanisée ainsi que ce qui sera ensuite baptisé la « Blitzkrieg ». Les Schützen motorisés ont bien appuyés les Panzer, s’emparant de positions bloquant toute progression, accompagnant les chars et nettoyant les poches de résistance, encore que la réduction de celles-ci soient le plus souvent dévolue aux unités d’infanterie classique. Le soutien opéré par les SPW avec leurs armes de bord s’est avéré essentiel. Pourtant, à l’origine, les Sdkfz 250 et 251 ne sont pas conçus comme devant être des plateformes de tir pour une infanterie portée. Le retour sur expérience pousse en outre à doubler le nombre de mitrailleuses au sein de chaque compagnie de Schützen et de doter les Schützen-Brigade de canons automoteurs dotés de pièces de 15 cm. Les Leichte-Divisionen sont converties en Panzer-Divisionen, ces dernières ayant donc plus de fantassins que les autres divisions blindées.

C’est l’infanterie motorisée qui est en pointe de la percée de 1940, pas les Panzer

            La Westfeldzug renforce le bien-fondé des conceptions de Guderian. Sans l’appui de formations d’infanterie motorisées et mécanisées, les Panzer n’auraient jamais été en mesure d’obtenir les succès qui ont permis à la Wehrmacht de remporter une éclatante victoire. A Sedan comme à Dinant, c’est le passage en force des Schützen et des Kradschützen, souvent à bord de simples canots pneumatiques, qui a permis le succès. Cet exploit n’a certes pas été remporté sans le soutien des Panzer et de l’artillerie ouvrant le feu depuis la berge Est de la Meuse. L’intervention massive de la Luftwaffe face à un adversaire dépassé par la rapidité d’action des Allemands sera également une des clés du succès. La percée obtenue, le rôle des fantassins motorisés  s’est avéré indispensable pour maintenir un rythme de progression soutenu ainsi que pour assurer la sécurité des flancs. Ce sont les Schützen des divisions blindées et motorisées qui assure la surveillance du front sur la Somme avant la relève des divisions d’infanterie. Pourtant, les fantassins des divisions mobiles doivent combattre à terre, démontés, et ont des difficultés à suivre l’avance des chars. Ils doivent aussi parfois combattre un ennemi qui a eu le temps de refermer un tant soit peu la brèche ouverte par les Panzer. Si ces derniers attendent les fantassins, ils perdent l’avantage de la vitesse. Ceci étant, le succès éclatant obtenu contre l’armée française, pourtant redoutée et bien dotée en chars, montre la supériorité des conceptions allemandes dans de multiples domaines, notamment en matière d’infanterie motorisée.

            Tout ne semble pas parfait pour autant. Le haut-commandement de la Wehrmacht conclut des pertes élevées essuyées par les unités de Schützen motorisées que la mécanisation (c’est à dire le fait d’être dotés de SPW) doit être améliorée, voire généralisée si possible. Par ailleurs, en dépit d’un entraînement orienté vers la coopération interarmes, le tandem Panzer-fantassins portés n’a pas si bien fonctionné qu’espéré. L’entraînement, l’équipement et l’organisation des unités d’infanterie motorisées sera donc désormais du ressort de la Panzerwaffe  en lieu et place d’une dispersion des compétences entre les écoles de Döberitz (infanterie), Krampnitz (cavalerie) et Wünsdorf (Panzer).

Les Sdkfz 250 et 251: trop peu nombreux…

            Dans l’idéal, la nécessité de disposer de suffisamment de fantassins pour appuyer les Panzer explique que les corps motorisés (qui sont rebaptisés Panzerkorps en juin-juillet 1942) aligne dans l’idéal deux divisions de Panzer et une division motorisée. En Afrique, les conditions dans lesquelles se déroulent les opérations imposent l’affectation à Rommel de divisions motorisées. La première à débarquer, en février 1941, est la 5. Leichte-Division, qui n’aligne que 2 bataillons de fantassins (Maschinengewehr-Bataillonen) pour 2 de Panzer. Au cours de l’été 1941, cette formation prend le nom de 21. Panzer-Division, avec 3 bataillons d’infanterie (un régiment est fourni par la 15. Panzer) tandis qu’est mise sur pied la Division-zbV-Afrika, future 90. Leichte-Division. Cette 90. Leichte, qui deviendra une véritable formation motorisée, donne à Rommel l’infanterie qui est nécessaire au succès de ses Panzer. Avec trois divisions –une motorisée et deux de Panzer réduite chacune à un seul régiment de Schützen- Rommel dispose d’un outil militaire plus à la mesure de ses ambitions et de l’importance qu’il veut conférer au théâtre des opérations nord-africain : l’Afrika Korps est un véritable Panzer-Korps.

L’Afrikakorps de Rommel: un corps mécanisé dont les Panzergrenadiere constituent l’indispensable infanterie (ici la 10. Panzer, tardivement versée du Pz AOK 5 au DAK)

            Avec l’invasion de l’Union Soviétique, la Wehrmacht aligne le double de divisions blindées (20). Une fois encore, les unités de Panzer et les divisions d’infanterie motorisée remportent une série de succès spectaculaires. Les SPW connaissent des améliorations : pièce antichar de 37 mm, une seconde mitrailleuse à l’arrière… La multiplication du nombre de Sdkfz 251 s’avère cruciale, permettant aux fantassins d’évoluer plus facilement au plus près des Panzer, et ce d’autant plus que la résistance acharnée des Frontoviki appuyés par de nombreuses armes antichars signifie que les Panzer sont vulnérables s’ils combattent isolés. La Russie montre également les limites du Sdkfz 251 : si l’engin est bien un semi-chenillé, la boue de  la raspoutitsa  englue plus d’un équipage. Avec l’arrivée d’un hiver rigoureux et la défaillance complète du système logistique de l’Axe à l’Est, le nombre de SPW opérationnels chute drastiquement. Les rares engins encore en état de fonctionner sont maintenus à l’arrière en réserve pour contre-attaquer toute percée soviétique. Les Panzergrenadiere seront de toutes les grandes offensives de 1942. Mais il apparaît de plus en plus évident que les SPW sont trop faiblement blindés contre les obus antichars. Si l’armement d’un SPW peut être renforcé, il n’est pas possible d’envisager d’en améliorer la protection. Or un engin touché peut signifier la mise hors de combat instantanée de tout un groupe de combat. La seule solution consiste toujours à insister sur une coopération des plus étroites entre Panzer et Panzergrenadiere.  Ces derniers suppriment les antichars ennemis -particulièrement dans une agglomération ou en forêt- tandis que ceux-là cherchent à éliminer non seulement les chars mais aussi à réduire les poches de résistance dotées d’armes lourdes. Les SPW ne se limitent dès lors plus à un unique rôle de « montures » pour devenir de véritables plateformes de combat. Les Panzergrenadiere combattent de plus en plus à bord de leurs engins. L’armement lourd devenant plus répandu et efficace, les Panzergrenadiere peuvent s’acquitter avec succès de davantage de types de missions qu’il était jusqu’alors difficile de mener à bien (reconnaissance, flanc-garde, arrière-garde, …).

Panzergrenadiere sur tous les fronts 1943-45

L’infanterie motorisée: trop peu nombreuse à l’Est…

            En 1943, devenu inspecteur des Panzertruppen, Guderian entend réorganiser les régiments de Panzergrenadiere à la lumière des enseignements accumulés au front. Les manuels, circulaires et aides pour l’entraînement sont réécris. Des écoles sont créées pour les cadres au niveau du régiment, du bataillon et de la compagnie. Chaque compagnie comptera désormais 3 pièces de 3,7 cm, deux 7,5 cm, 2 mortiers de 81 cm et 34 mitrailleuses. Le régiment comptera en outre une section de SPW dotés de lance-flammes. La grande bataille de Koursk verra certes l’emploi de nombre de Panzergrenadiere, encore bien trop souvent montés sur camions, mais leurs efforts de briseront sur les formidables et habiles défenses soviétiques ainsi que sur la ténacité des Frontoviki. Le temps est désormais le plus souvent à la défensive, mis à part quelques contre-attaques locales. Panzer et Panzergrenadiere font office de pompiers du front pour colmater les percées de l’ennemi. En 1943-44, en dépit de la vulnérabilité du Sdkfz 251 sur le champ de bataille, il apparaît indispensable de l’engager en première ligne devant la multiplication des armes antichars mis à la disposition de l’infanterie ennemie, notamment les bazookas.

Les SPW spnt disponibles en grand nombre en Normandie, mais le temps de la Blitzkrieg est révolu

            En Normandie, alors que Hitler compte sur la puissance de la Panzerwaffe pour retourner le sort de la guerre en sa faveur, nombre de Panzer-Divisionen sont assez bien pourvues en SPW : la 2. Panzer en compte 476 au 31 mai ; la 12. SS Panzer Hitlerjugend n’en ayant que 333, y compris les pionniers et l’unité de reconnaissance puisqu’un seul bataillon de Panzergrenadiere sur 6 est monté sur SPW.  Néanmoins, la supériorité aérienne alliée et l’aspect compartimenté du champ de bataille (avec le fameux bocage et ses haies) oblige l’armée allemande à revoir ses tactiques de guerre mobile. Le mot d’ordre est « dispersion ». De surcroît, les Allemands subissent en permanence la prise d’initiative de leurs adversaires, de sorte que de fer de lance d’une puissance contre-attaque, les Panzer-Divisionen et leurs Panzergrenadiere sont contraints à mener une bataille défensive pour laquelle elles n’ont pas été conçues. Comble du paradoxe, de puissantes unités mécanisées comme la Panzer Lehr, avec ses 4 bataillons de Panzergrenadiere entièrement montés sur Sdkfz 251, soit 693 half-tracks, doit remiser son matériel et l’entreposer dans des parcs à l’arrière du front! Lorsque, le 11 juillet, au bout d’un mois de guerre d’usure, la Panzer Lehr repart à l’offensive, ses Kamfgruppen regroupent bien toujours le tandem Panzer-Panzergrenadiere, ces derniers progressant à bord de leurs Sdkfz 251 hérissés de lance-flammes et de Pak. Toutefois, il faut combattre à terre, non sans pugnacité, mais les GI’s ont tôt fait d’enrayer la tentative. Les SPW s’avèrent toujours vulnérables et les Panzergrenadiere qui partent à l’assaut montés sur les plages arrière des Panzer sont massacrés.

Normandie 44 : un matériel qui in fine s’avère inutile et qui n’équipe que trop peu de divisions…

Lorsque le front est percée après l’opération « Cobra » (25 juillet 1944), le manque de formations d’infanterie motorisées sonne le glas de l’armée allemande à l’Ouest qui se montre incapable de conjurer le désastre qui culmine dans le chaudron de Falaise. Cinq mois plus tard, après un échec sanglant en Lorraine où les Panzergrenadiere des Panzer-Brigaden essuient de lourdes pertes, les fantassins mécanisés allemands repartent à l’assaut à bord de leurs half-tracks dans les Ardennes. Le terrain n’est guère propice à la manoeuvre et l’essence manque alors pour les unités de Panzergrenadiere. Pire, à la 2. Panzer, on compte 2 bataillons de cyclistes… qui seront rééquipés d’engins américains à la faveur de la capture de matériel ennemi au cours de la bataille!

Les Panzergrenadiere: troupes de choc jusqu’au bout, dans des unités qui ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes.

            Les derniers mois de la guerre voient la Wehrmacht essentiellement tournée sur la défensive. Désormais, les SPW emportent les Panzergrenadiere jusque sur le champ de bataille, les déposent et appuient leur progression avec leurs armes lourdes tout en restant en retrait. En réserve mobile demeurent avec les Panzer les Sdkfz 251 dotés uniquement de mitrailleuses.  La Wehrmacht envisage alors de faire entrer en lice le Sdkfz 251/22 Uhu, équipé de projecteur infrarouge. Un Sperber de 4 véhicules, 3 Uhu et un Sdkfz 251 classique transportant un groupe de combat, doivent alors appuyer un Panther doté lui aussi d’un matériel infrarouge du dernier cri. L’innovation technologique et tactique arrive trop tard. Le Reich s’effondre pourtant et l’infanterie motorisée de la Wehrmacht rentre dans l’histoire…

Conclusion

            La Wehrmacht a su démontrer l’importance du tandem char-fantassins mobiles dans la guerre moderne. Pendant 6 années de guerre sur tous les fronts, les Panzergrenadiere se sont avérés constituer un des atouts indispensables de l’armée allemande. En 1944, face aux armées des Alliés occidentaux entièrement motorisées et soutenues par une maîtrise aérienne absolue et confrontés à une Armée soviétique passée maître de l’exploitation en profondeur sur un front gigantesque, les Panzergrenadiere et les autres formations d’élite restent trop peu nombreux pour espérer conjurer l’inévitable défaite.

(sources images: Bundesarchiv)

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