Patton et la percée d’Avranches (2): la nouvelle du 6 août

 

Ce 6 août, il apprend une nouvelle stupéfiante de la bouche d’un aviateur américain dont l’appareil avait été abattu et qui a réussi le périple de parcourir les cent kilomètres séparant Châteaubriant d’Angers sans que la moindre concentration de forces allemandes ne soit observée. Bien plus, le pont d’Angers est intact. Excellente nouvelle qui pousse Patton à prendre des initiatives : puisque les lignes téléphoniques sont interrompues, il envoie des colonnes sur Nantes. Connaissant le caractère de son supérieur, il se montre prudent dans les informations qu’il fournit à celui-ci, sans pour autant désobéir aux ordres reçus : « Je fais tout ceci sans consulter Bradley car je suis sûr qu’il trouvera cela trop risqué ». Les forces allemandes du secteur ne représentent cependant pas une menace réelle. En poursuivant son avance vers le sud, Patton ne fait qu’aggraver la situation dans le camp adverse. Par ailleurs, il importe de tenir la ligne de la Loire contre une hypothétique contre-attaque allemande venant du sud. L’épisode est également caractéristique de Patton : il sait que son supérieur est trop timoré, aussi prend-il la liberté de le mettre devant le fait accompli.

 

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