Recension de « Walter Schellenberg. Le chef du contre-espionnage nazi parle » par Clément Tibère, éditions Perrin

Clément Tibère, Walter Schellenberg. Le chef du contre-espionnage nazi parle, éditions Perrin, 2019, 442 pages

J’ai d’emblée apprécié le pseudo de l’auteur (un haut-responsable du renseignement français qui, on le comprend, cherche à demeurer discret…) : Clément Tibère. Et de songer immédiatement au regretté Lino Ventura (espion –justement- dans Le Silencieux) … C’est un livre remarquable et passionnant pour les amateurs d’espionnage, fort justement introduit par l’auteur qui présente les souvenirs de Walter Schellenberg. Ce nazi bon teint, haut responsable du SD (le service de renseignement de la SS), n’est pas le plus célèbre. Pour ce qui est de l’espionnage et du contre-espionnage au sein du III. Reich, on pense d’abord à l’amiral Canaris et à l’Abwehr, ainsi qu’au sinistre Reinhard Heydrich et au RSHA. L’intérêt, comme l’ouvrage de Below récemment publié aussi chez Perrin, est de saisir l’organisation du III. Reich et les rapports entre les hiérarques de l’entourage de Hitler. Comme d’accoutumée, le récit d’un tel individu, qui ne remettra jamais en cause les immondes crimes du nazisme, sans jamais non plus se sentir responsable, laisse une impression de malaise… Par ailleurs, Schellenberg, dont on découvre les missions (comme celle –ratée- d’enlever le duc et la duchesse d’York au Portugal) s’attribue toujours le beau rôle… Un récit certes non objectif sur la guerre secrète, mais instructif, qui nous emmène en Hollande ou à Dakar. On se demande tout de même comment un tel individu a pu échapper à la corde.

 

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