Recension : « Le Jour le Plus Long » de Cornélius Ryan, éditions de « luxe » par Ouest-France

Cornélius Ryan, Le Jour le Plus Long, éditions Ouest-France, 2019, 304 pages

Faut-il encore présenter l’oeuvre de Cornélius Ryan, écrit en 1959, passée à la postérité grâce au film hollywoodien éponyme? La fameuse oeuvre fait l’objet d’une réédition réussie chez Ouest-France. Cette nouvelle version se distingue par trois aspects: son grand format, sa riche et abondante iconographie, la reproduction d’une partie des interviews et des documents d’archives utilisés par le journaliste pour réaliser son ouvrage. Avec le grand grand format retenu pour l’ouvrage, certaines photographies en double-page sont particulièrement bien mises en valeur. Un bonheur pour l’amateur… Un des intérêts majeurs du texte de Ryan est de faire partager l’épopée du Jour J au lecteur selon un rythme vivant, parsemé de dialogues, proche de celui d’un roman bien que fourmillant d’éléments historiques. Bref, un texte captivant. Il s’agit de la grande Histoire racontée au niveau de la petite histoire. Le livre comprend trois grandes parties, « L’Attente », « La Nuit » et « La Journée ». Le lecteur est facilement sais par l’atmosphère régnant ces jours fatidiques dans les deux camps et ce à tous les échelons de la hiérarchie, puisque nous suivons aussi bien des personnages aussi célèbres que Rommel que des hommes du rang lancés dans la grande aventure. Nous voguons au sein de l’immense armada alliée, entendons les accents de la cornemuse de Bill Millin, éprouvons le choc et la confusion du GI’s sur Omaha ou largués près de Sainte-Mère-Eglise… Certes, le lecteur aura sans doute à l’esprit les images de la grande fresque cinématographique de D. Zanuck (que j’ai présentée ici), mais le livre se lit avec autant de plaisir et sera un complément heureux à la fois des ouvrages historiques relatant les combats avec détails et des recueils de témoignages qui se sont multipliés ces dernières années. Un certain nombre d’erreurs se sont bien glissées dans le texte du journaliste américain -on pense au Major allemand Pluskat qui se prétend aux premières loges à Omaha Beach alors qu’il se trouvait en galante compagnie à Bayeux- mais cela ne nuit en aucune manière à la qualité de l’ensemble.

 

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