Recensions livres haut-commandement américain ETOUSA WWII

Partners in Command de Mark Perry (Penguin, 2007) et Brothers, Rivals, Victors de Jonathan Jordan nous emmènent dans les arcanes du haut-commandement américain sur le front de l’Ouest au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Ces deux livres que j’ai utilisés lors de la rédaction de la biographie que j’ai consacrée à Patton (dont la lecture complètera ces textes) sont d’un très grand intérêt. Ils s’avèrent essentiels pour comprendre le haut-commandement américain, les intrigues, les dessous des grandes décisions prises par ces hommes aux responsabilités immenses.

Avec Partners in Command, nous quittons le niveau tactique pour la haute stratégie, l’importance des chefs d’état-majors combinés, de l’administration de Washington. Le rôle éminent de Marshall et les qualités d’Eisenhower, ainsi que ses limites, sont patentes et clairement démontrées. C’est aussi l’occasion de découvrir une galerie de personnages trop souvent méconnus du grand public, le déroulement des conférences majeures interalliées, mais aussi les « recadrages » de « Ike » par son mentor.

Le fonctionnement de ce tandem constitue un des outils de la victoire, de même que les rouages qui lient le trio traité dans Partners in Command, à savoir Eisenhower, Bradley et Patton. Trois chefs, aux parcours très différents, mais qui se connaissent très bien et qui assument des responsabilités à trois niveaux de commandements différents. A Bradley, si terne vis à vis du flamboyant Patton, frustré et jaloux à l’égard de celui-ci (comme nombre de généraux allemands le sont de Rommel…), manque le génie, la lucidité et le coup d’oeil qui sont la marque des véritables « grands ». Si Patton possède ses qualités, à tout le moins sur le plan tactique, son tempérament ne constitue pas qu’un atout…

Ces livres permettent de connaître les forces et faiblesses de ces quatre éminents généraux américains, ce qu’ils pensaient, leurs actions, leur manière de faire, mais aussi leurs relations avec leurs alliés, à commencer par les Britanniques.

Au final, on découvre comment fonctionne l’US Army au plus niveau, notamment dans ses relations avec les responsables politiques: l’armée américaine n’est ni l’Armée rouge ni la Wehrmacht, elle sert une démocratie et elle est démocratique.

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